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L'illusion de la sécurisation des interphones et claviers codés avec ... des vis

  • 20 avr.
  • 2 min de lecture

Dans l'industrie du contrôle d'accès, la vis est paradoxalement le rempart ultime pour empêcher l'accès à l'immeuble. Qu'elles soient cachées, anti-effraction ou à empreintes exotiques (Torx avec téton, Spanner, ou triangulaires), ces fixations sont censées dissuader toute manipulation. Les fabricants misent sur ces dispositifs pour verrouiller l'accès aux cartes électroniques, pensant que la rareté de l'outil garantit l'inviolabilité du système.


Pourtant, cette barrière physique s'effrite face à la réalité du marché mondial et de la vente en ligne.

Aujourd'hui, la sécurité crée par une forme d'obscurité sur le moyen de sécuriser physiquement ne fonctionne plus : n'importe qui peut acquérir, pour moins de 15 euros sur des plateformes comme Alibaba, des mallettes de 100 embouts de précision couvrant 99% des têtes dites "de sécurité". La démocratisation de ces outils rend caduque une protection qui reposait autrefois sur l'exclusivité du matériel professionnel. Plus alarmant encore, certains dispositifs d'entrée de gamme présentent une résistance mécanique dérisoire.

Une simple visseuse électrique délivrant un couple de 30 à 40 Nm suffit à dévisser la platine ou un tournevis à arracher les platines mal ancrées. Une fois le boîtier forcé, l'intrus accède aux borniers en moins de 30 secondes. Il suffit alors d'un simple pontage sur les fils de la gâche électrique — souvent alimentée en 12V ou 24V — pour déclencher l'ouverture de la porte. Ce constat souligne une faille critique : sans un capteur d'autoprotection à l'arrachement ou un relais de commande déporté dans une zone sécurisée, la vis la plus sophistiquée ne reste qu'un obstacle symbolique face à un assaillant équipé .... d'un tournevis. Plusieurs solutions existent tant d'un point de vue logiciel que mécanique mais elles sont souvent plus coûteuses, plus complexes à mettre en oeuvre ce qui accroit le temps d'installation et sont donc souvent négligés par mesure d'économie. Oskey fait le choix d'une architecture logicielle et physique garantissant de manière astucieuse de limiter au maximum ce risque.

 
 
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